Écrit par Julien Peres
Jeudi, 19 Février 2009 23:00
W
anted and desired, deux mots, trop peu pour définir l’artiste aux tonalités si différentes. Si teinter sa vie est difficile, comprendre son enfance compliquée est plus aisé. Seulement ici, plus question de l’avoir derrière la caméra, mais devant. Le biopic, monté entièrement avec des images d’archives reviendra sur la vie du jeune adulte aux facettes tumultueuses. Homme énigmatique du monde du cinéma, et persona non grata aux Etats-Unis (à la suite du viol présumé d’un mineur de moins de 13 ans), Roman Polanski en brouille, depuis le tournage de Rosemary’s baby en 1968 avec John Cassavetes, transparaît, sous les montages de la réalisatrice Marina Zenovich, d’une autre manière. L’artiste que l’on observe habituellement, se fait observer à son tour, au milieu d’images d’archives dans lesquelles on retrouve par à-coups, les sublimes Mia Farrow ou Sharon Tate.
Rebelle entièrement sensé, capable de pamphlets oraux, à charge, en 1968 à cannes, où, s’en prenant violemment à l’organisation durant plusieurs jours, il fait suspendre le festival, comme de films superbes (Le locataire, cul de sac, Tess…), le virtuose aux genres multiples ne s’arrêtera jamais de fasciner. Pourtant, de l’assassinat de sa femme (Sharon Tate), aux accusations proférées contre lui, malheurs et réputation sulfureuse ne cesseront jamais de le rattraper. Une chose est sûre, au sortir du fi lm certains ne se poseront plus la question : Roman Polanski, c’est qui ?